L’addition a fortement augmenté par rapport aux deux précédentes présidences françaises de l’UE (qui comptait à l’époque 15 pays membres, contre 27 à l’heure actuelle). En 1995, la présidence française avait coûté 14 millions d’euros ; celle de 2000 atteignait 57 millions d’euros.

Le Canard Enchaîné du 17 septembre 2008 révèle que Michel Barnier (ministre de l’agriculture) a convié ses homologues européens « dans son fief savoyard » les 22 et 23 septembre 2008. En plus des réunions, il est prévu que les ministres visitent « une ferme d’alpage dans le parc régional du massif des Bauges ». Pour l’occasion, la route d’alpage menant à la ferme a été refaite pour un montant de 161 325 euros. Toujours selon Le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy devait rencontrer à Evian José Emmanuel Barroso (président de la commission européenne), Javier Solana (commissaire européen aux affaires étrangères) et Victor Iouchtchenko (président ukrainien). La veille au soir, cette rencontre a finalement été annulée et eut lieu le lendemain à Paris. Une soixante de voitures officielles était déjà présente à Evian. Elles ont dû être acheminées d’urgence à Paris. Une centaine de chambres d’hôtels étaient aussi réservées pour ce sommet d’Evian : 2 500 euros / nuit pour chaque suite.

Le compte-rendu de la séance de la commission des affaires étrangères de l’assemblée nationale du 31 octobre 2007 indique que Nicole Ameline rapporteure « a souhaité faire de la présidence française un rendez-vous majeur pour réconcilier les Français avec l’Europe ». Pas sûr qu’au regard des dépenses envisagées pour les frais d’organisation, cette mission soit remplie…