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Société

C'est toujours mieux chez les autres !

Me voila rentré d'un mois de vacances à travers une (petite) partie de l'Europe. Un mois d'aventures. Nous (mon ami et moi) n'avons rien préparé, ni même pris la peine d'emporter un guide type Le Routard (que j'appelle "Le Retard") ou le Petit Fûté (que j'appelle "Le pas très malin"). Un pass InterRail illimité en poche, nos sac à dos, deux toiles de tente (au cas où nous aurions des invité(e)s...) quelques vêtements, une canne à pêche et un bidon d'essence pour amuser la galerie avec un semblant de spectacle pyrotechnique. Quant à l'itinéraire, nous l'avons décidé deux ou trois avant, sans savoir où nous allions atterrir, à quelle date, à quelle heure... Notre credo : "c'est les vacances, on verra bien sur place". Et tout s'est très bien passé !

Le sujet de cet article n'est pas nos vacances. Il y a d'autres endroits pour cela, comme Facebook par exemple. Au sujet de Facebook, je continue à défendre cet outil, certes de fichage, mais qui permet de garder un contact permanent avec des personnes parfois éloignées. Il nous indique même leur anniversaire. Viva Facebook !

Je ferme la parenthèse pour en venir aux faits : c'est franchement mieux chez les autres. Lorsque j'ai quitté Lyon pour cette aventure européenne, tout début août, je voulais sortir de la routine et être surpris par l'étranger. A quoi bon partir si c'est pour ne pas être dépaysé ? J'ai été servi !

Première bonne surprise, à Turin : pour 4 à 7 euros, en fonction des endroits, on a pu se faire un "apéritivo" comprenant un verre d'une boisson au choix (un Martini pour l'ami Jean et un rouge pour moi) et un excellent buffet froid à volonté ! Cela, sur la place principale de Turin, à deux pas des Murazzi, "the place to be" pour faire la fête sur les quais. Je ne parlerai pas des pizza délicieuses à moindre coût, ce serait indécent. A Lyon, les tapas coûtent minimum 15 euros pour une bonne assiette et une boisson, et c'est pas à volonté.

Deuxième bonne surprise, à Ljubjana cette fois : nous débarquons à 1 heure du matin. Quasiment pas un chat aux alentours de la gare. On se regarde dans le blanc des yeux. Où va-t-on dormir ? On s'est refusé l'hôtel, il faudra trouver un parc. Un "métaleux" fait son apparition, accompagné d'un groupe de jeunes touristes. Nous lui demandons où nous pourrions crêcher. "Je vous aurais bien proposé de venir chez moi mais c'est complet. Vous avez le choix entre demander aux gens dans la rue (c'est une pratique courante à Ljubjana) ou aller dans une auberge". Après tout, c'est les vacances, on est frais et chauds, on dormira plus tard dans le train qui nous conduira à Zagreb. "Où peut-on faire la fête ?" lui demande-t-on. Il nous indique "Metelkova", à une centaine de mètres de la gare. "Vous allez voir, ça déchire" nous assure-t-il. On y croit moyen, vu son look, mais pourquoi pas, dépassons les préjugés. Arrivés sur place, nous sommes immédiatement propulsés dans un autre monde : des bâtiments aux façades recouvertes de graffitis et d'œuvres d'art, des barreaux aux fenêtres, des gens un peu partout, en groupes, buvant et riant, du son s'échappant des rez-de-chaussée... on est déjà plus détendus. "Salut les Français !" nous interpelle un autre Français, un béret bien de chez nous vissé sur la tête. Il nous invite à partager sa vodka. On lui offre une bière de notre cargaison de survie, puis il nous explique que nous sommes dans la cour d'une ancienne prison transformée, depuis, en friche artistique. (cf photo) En regardant autour de nous, on s'aperçoit que des tentes sont posées sur un petit coin de pelouse. Nous faisons de même avant d'aller faire la bringue dans les pubs situés en rez-de-chaussée. Chaque pub contient une ambiance différente, il y en a pour tous les goûts : trentenaires-quarantenaires roots, gays et lesbiennes, métaleux, R&Bistes et même un pub musiques du monde où ils passaient du Cheb Khaled ! Comme à la maison !

Cette ancienne prison devenue friche a vu le jour grâce à l'UE qui a subventionné une grande partie du projet. Pour info, il y a aussi une auberge dont les tarifs sont plutôt abordables. Voila où je veux en venir : à Lyon, la Friche RVI fait polémique depuis plusieurs mois. Les pouvoirs publics ont délogé les artistes pour les reloger ailleurs mais dans des conditions dépassant tout entendement : aucune concertation en amont, décisions prises à la hâte, le tout relayé par les médias dociles... L'exemple parfait d'une culture de l'idiotie institutionnalisée qui tend à dynamiter de nombreux acquis, et notamment culturels. A Lyon, la Friche existait depuis des dizaines d'années mais elle n'a jamais été considérée par les autorités (politiques et culturelles) comme faisant partie intégrante du tissu culturel local. Les autorités l'ont toujours laissé en déshérence. Ses résidents ont toujours dû se débrouiller seuls. Quittes à crever de faim, ils ont privilégier la précarité au confort d'un salaire de bureaux avec des horaires de bureaux et une vie de bureaucrate. Rêvent-ils peut-être d'un Metelkova à la lyonnaise ? Tout le monde a le droit de rêver, même les consommateurs de culture.

Autre bonne surprise, en Croatie cette fois. On s'est fait payer des cafés, le bus pour rentrer de la plage de Czerce (Ibiza Croate) à notre camping, on ne nous a pas fait payer la consigne et les douches qu'on squattait depuis près d'une semaine... certainement parce qu'on n'avait pas la touriste attitude, qu'on devait ressembler à des ploucs à force de dormir dans la rue ou dans des parcs tombés. Quoiqu'il en soit, on est tombés sur des gens hyper sympas qui, malgré le fait qu'on était dans une zone ultra touristique, nous ont considéré avant tout en humains. Et ça, ça fait franchement du bien, pour nous qui venons d'une société déshumanisée.

En Croatie toujours, l'autre bonne surprise est la douceur de ses femmes. Mais ça, c'est classé X !

En Pologne, on a kiffé se faire aborder devant les pubs et discothèques. Limite on nous prenait par le bras pour entrer ! Alors, pour nous appâter, on nous offrait des réductions genre "6 PNL les 10 shooters de Vodka" soit un peu plus d'1 euro. A ce prix là, on avait de quoi bien s'amuser ! Dans un autre pub, on a eu droit à une pinte et un shooter maison. Dans d'autres lieux un peu plus branchés, c'était 40 % de remise sur la bouteille de Vodka, déjà qu'elle coûte deux à trois fois moins cher qu'en France (tarif boîtes). Moi qui ai l'habitude de me faire refouler des boîtes lyonnaises, je peux vous dire que j'étais au paradis ! Et dire que la Pologne fait partie des pays hostiles aux étrangers... je n'ai jamais eu de problèmes de ce côté-là.

Bilan de ce petit tour en Europe : Lyon est vraiment une ville HAS-BEEN. Étrangement, au cours d'un reportage et d'une discussion avec un horloger de 70 ans, samedi à Lyon, j'ai confirmé cet état de fait. L'homme m'a expliqué comment était Lyon avant que ne débarquent les Mc Donalds et autres grandes enseignes professionnelles du "prête à consommer vite" et, bien entendu, des merdeux délinquants qui s'amusent à semer la terreur en ville. Au final, nous sommes arrivés à cette conclusion : il n'y a plus d'âme à Lyon, Lyon est une ville morte !

A bon entendeur...

Saucisson cherche jeune fille

"Suite à d'importantes pressions policières", Julie renonce à son "apéro rosette et pinard". Et déplore "un deux poids, deux mesures" pour les organisateurs de fêtes à message. Julie est un peu de mauvaise foi.

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Jeune fille cherche saucisson

La révolution, c'est au niveau de l'estomac que ça se passe : Julie Trahot aime le saucisson et elle est prête à tout pour en trouver. Bientôt un "apéro rosette-pinard" à Lyon ?

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La fac de Grenoble en Zone Xtrême

Diffusé ce soir et demain sur France 2, Zone Xtrême reconstitue façon téléréalité la célèbre expérience de Milgram : sous la direction scientifique du professeur Jean-Léon Beauvois, de l'université de Grenoble, une centaine de participants a joyeusement électrocuté un cobaye. Terrifiant.

En découvrant les photos des sévices de Guantanamo, qui ne s'est pas dit : "Mais quel genre de personne peut faire un truc pareil ?"
Selon Milgram, la question est mal posée : il ne faut pas se demander qui, mais quoi.

Bons petits soldats ?

De 1960 à 1963, le psychologue américain Stanley Milgram a conduit une série d'expériences sur la soumission à l'autorité.

La question qu'il se posait était simple : jusqu'à quel point peut-on obéir malgré sa propre conscience ?

Pour le découvrir, il a publié une petite annonce et embauché des cobayes. Se croyant collaborateurs d'une expérience sur l'apprentissage, ils se sont prêtés aux tests sans arrière-pensée.

Sous la direction d'un expérimentateur en blouse grise, le cobaye-qui-s'ignorait était placé face à un cadran censé envoyer des décharges électriques à un faux cobaye (un acteur).

Le cadran était gradué de 75 à 450 volts ; il indiquait clairement qu'au delà de 350 volts, la décharge pouvait être mortelle. Le faux cobaye jouait le jeu en hurlant et suppliant sous l'effet des décharges supposées.

62,5 % des cobayes sont allés jusqu'à 450 volts.


L'annonce de Milgram dans le journal local

La mort en direct

Avec son docu-jeu Zone Xtrême, le producteur Christophe Nick a reproduit cette expérience dans un format téléréalité. C'est, dit-il, pour nous alerter sur les dangers de cette forme de divertissement devenue omniprésente.

"Le jeu de la mort", diffusé aujourd'hui 17 mars, a tout du roman de Stephen King : on y assiste, tétanisé, à la mise à mort d'un homme par ses semblables, sous l'autorité d'un présentateur plus vrai que nature.

Comme dans l'expérience de Milgram, les participants ne savent pas qu'ils sont des cobayes ; ici, la décharge électrique permet de progresser dans le jeu, avec à la clé 1 million d'euros de gains.

Plus de 80% des participants sont allés jusqu'au bout.

A l'université de Grenoble, ce résultat n'est pas vraiment une surprise. Connu dans le monde entier pour ses travaux sur l'autorité et les techniques de manipulation, le professeur Jean-Léon Beauvois a assuré la direction scientifique du tournage.

Petites manipulations entre amis

Pour lui, la télévision exerce une emprise sur ses participants, à travers les dispositifs qu'elle met en place.

Puisqu'ils sont là pour faire ce qu'on leur demandera de faire, dans un jeu au déroulement très précis, les joueurs n'ont pas besoin de grands mots d'ordre pour obéir. Et ils ont l'illusion de la liberté.

Finalement, c'est ça qui est surprenant : alors qu'on aurait pu attendre plus de désobéissance que dans l'expérience d'origine, on a eu plus d'obéissance.

Y compris dans le cas où un autre participant était associé au premier, alors que chez Milgram 1+1=non.

Au fond, c'est un peu la même chose qu'à Guantanamo : les soldats qui ont torturé les prisonniers n'étaient pas forcément des mauvais bougres, mais le mécanisme dans lequel ils se trouvaient était conçu pour produire ce genre d'effets.

Philip Zimbardo, psychologue inventeur du concept de Lucifer Effect, a dirigé dans les années 1970 une expérience restée célèbre et adaptée au cinéma dans le film The Experiment.

Une partie des cobayes étaient mis dans la peau de gardiens de prison, tandis que l'autre moitié faisait les prisonniers : la situation a dégénéré tellement vite que l'expérience, programmée pour durer trois semaines, a été interrompue au bout de six jours.

Voici ce qu'il en dit :


''Philip Zimbardo : comment des gens ordinaires deviennent des tortionnaires''

Moralité ? Contrairement à l'idée reçue selon laquelle le soft power, le pouvoir négocié, serait désormais la norme, on obéit autant et même plus qu'avant.

En guise de conclusion, Jean-Léon Beauvois s'interroge :

Que va faire la télévision de ce pouvoir ? Nous constatons déjà qu’elle peut s’en servir pour amener les gens à donner au Téléthon comme elle peut s’en servir pour leur faire manger des araignées ou se mouvoir parmi des rats. Pourrait-elle, surtout lorsqu’elle est publique, mettre ce pouvoir au service d’un vrai projet doté d’une utilité sociale ?


Expérience de milgram (1960-63)

Zone Xtrême, un documentaire de Christophe Nick - 1ère partie : Le Jeu de la Mort, ce soir à 20h35 suivi d'un débat ; 2è partie : Le Temps de Cerveau Disponible, demain 18 mars à 22h45. Sur France 2.

Merci la crise

Comme tous les ans, ce lundi 15 mars marque la fin de la trève hivernale : les 45 000 ménages français qui ne peuvent plus payer leur loyer sont de nouveau expulsables. A Lyon comme ailleurs en France, le réseau RéSEL appelle à se mobiliser. Une bonne raison pour aller un peu battre le pavé.

Manifestation du lundi 15 mars devant la préfecture de Lyon, à l'appel du Résel

Deux chiffres suffisent à résumer le mal-logement en France. En 2008, d'après la Fondation Abbé-Pierre, plus de 100.000 ménages ont vu leur bail résilié faute de pouvoir payer leur loyer ; une famille sur dix a été expulsée de chez elle manu militari. A Lyon, quelque 300 personnes ont ainsi perdu leur logement l'année dernière.
De son côté, le Sénat estimait dans un rapport de 2009 que le nombre de logements vacants se situe entre 1,5 et 2,5 millions. Vous avez dit bizarre ?

Ça spécule sec

Le problème est double : la majorité des logements sont trop chers, et les HLM sont trop peu nombreux. 50 à 55 000 personnes seraient ainsi en attente de logement social dans le Grand Lyon, selon ABC HLM, un regroupement de bailleurs sociaux. Chaque année, moins d'une demande sur quatre aboutit. Quant aux logements vacants, la loi dite du droit au logement opposable permet à la préfecture de les réquisitionner ; elle n'est en fait jamais mise en pratique.

La pierre ne connait pas vraiment la crise : si les logements se vendent moins cher, explosion de la bulle immobilière oblige, les loyers sont plus élevés que jamais. Sachant qu'ils pourront le louer facilement, certains propriétaires préfèrent donc conserver vacant leur logement et prendre le temps d'obtenir des conditions ou des locataires qui leur conviennent. D'autres peuvent décident de vendre leur appartement au lieu de le louer, de peur qu'il ne perde de sa valeur, et virer ses occupants. 1 expulsion locative sur 5 relève de ce cas de figure.

Chômage à tous les étages

Manifestation du lundi 15 mars devant la préfecture de Lyon, à l'appel du Résel

En 2010, 1 million de chômeurs arrivent en fin de droits. Avec la crise et les modes de calcul de l'aide au logement qui ont changé, on risque une explosion du nombre de personnes expulsables. Les retraités ne sont pas mieux lotis, car ils accusent une baisse de revenus en quittant la vie active : 13% des cas traités par le Tribunal d'instance de Lyon les concernent. En fait, ça nous concerne tous : le mal-logement touche toutes les catégories de population, jeunes actifs comme familles nombreuses.

Aujourd'hui, une petite centaine de personnes s'était rassemblée devant la préfecture de Lyon, à l'appel du Résel. Samedi 20 mars à 15 heures, un nouveau rassemblement est prévu place des Terreaux. Une initiative de la coordination des groupes anarchistes de Lyon, qui invite à venir débattre des questions de logement à la librairie La Plume Noire le samedi 27.

Communiqué : Vauzelle contre Edvige

Michel Vauzelle, Ancien Ministre de la Justice ; Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dénonce avec la plus grande vigueur le décret instituant « Edvige », le nouveau fichier policier qu’entend mettre en œuvre la Direction centrale de la sécurité publique. Il vient d’apporter sa signature à l’Appel du collectif « Non à Edvige »

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Interview d'Olivier Brachet, directeur de Forum Réfugiés

Propos recueillis par "Lutin Jovial"

« La France a pris du retard en matière d’intégration des réfugiés »

Photo ITV Refugies

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Forum Réfugiés et la présidence française

Par "Lutin Jovial" et Abdelwahid Djaballah

« Offrir l’accès au séjour, à un hébergement et à un accompagnement aux réfugiés pendant l’examen de leur demande, mettre en place un programme ambitieux de réinstallation, promouvoir le droit des réfugiés dans ses négociations avec les pays tiers… ces propositions font partie des 25 recommandations de Forum Réfugiés à la présidence française de l’Union Européenne qui débutera le 1er juillet 2008 pour un mandat de six mois.

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Dégonflés ?

Marie Signoret de Babelyon vient de publier un article sur les anti 4x4 lyonnais sur cafebabel.com

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